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Playlist of Léo Ferré

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  • Léo Ferré - Avec le temps

    4:25

    A l'occasion de la sortie de l'intégrale de Léo Ferré qui réunit tous les enregistrement studio des années Barclay, découvrez Avec le temps, enregistrement TV de la TRS.

    L'indigné - Intégrale et double best-of (sortie le 10 juin)
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  • Léo Ferré - La solitude

    5:21

    La solitude
    Léo Ferré

    Je suis d´un autre pays que le vôtre, d´une autre quartier, d´une autre solitude.
    Je m´invente aujourd´hui des chemins de traverse. Je ne suis plus de chez vous. J´attends des mutants.
    Biologiquement, je m´arrange avec l´idée que je me fais de la biologie : je pisse, j´éjacule, je pleure.
    Il est de toute première instance que nous façonnions nos idées comme s´il s´agissait d´objets manufacturés.
    Je suis prêt à vous procurer les moules. Mais...
    La solitude...
    La solitude...

    Les moules sont d´une texture nouvelle, je vous avertis. Ils ont été coulés demain matin.
    Si vous n´avez pas, dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée, il est inutile de vous transmettre, il est inutile de regarder devant vous car devant c´est derrière, la nuit c´est le jour. Et...
    La solitude...
    La solitude...
    La solitude...

    Il est de toute première instance que les laveries automatiques, au coin des rues, soient aussi imperturbables que les feux d´arrêt ou de voie libre.
    Les flics du détersif vous indiqueront la case où il vous sera loisible de laver ce que vous croyez être votre conscience et qui n´est qu´une dépendance de l´ordinateur neurophile qui vous sert de cerveau. Et pourtant...
    La solitude...
    La solitude!

    Le désespoir est une forme supérieure de la critique. Pour le moment, nous l´appellerons bonheur, les mots que vous employez n´étant plus les mots mais une sorte de conduit à travers lequel les analphabètes se font bonne conscience. Mais...
    La solitude...
    La solitude...
    La solitude, la solitude, la solitude...
    La solitude!

    Le Code Civil, nous en parlerons plus tard. Pour le moment, je voudrais codifier l´incodifiable. Je voudrais mesurer vos danaïdes démocraties. Je voudrais m´insérer dans le vide absolu et devenir le non-dit, le non-avenu, le non-vierge par manque de lucidité.
    La lucidité se tient dans mon froc!
    Dans mon froc!

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  • Léo Ferré - La mémoire et la mer

    5:24

    La mémoire et la mer
    Léo Ferré

    La marée je l'ai dans le coeur
    Qui me remonte comme un signe
    Je meurs de ma petite soeur
    De mon enfant et de mon cygne
    Un bateau ça dépend comment
    On l'arrime au port de justesse
    Il pleure de mon firmament
    Des années-lumière et j'en laisse
    Je suis le fantôme Jersey
    Celui qui vient les soirs de frime
    Te lancer la brume en baisers
    Et te ramasser dans ses rimes
    Comme le trémail de juillet
    Où luisait le loup solitaire
    Celui que je voyais briller
    Aux doigts du sable de la terre

    Rappelle-toi ce chien de mer
    Que nous libérions sur parole
    Et qui gueule dans le désert
    Des goémons de nécropole
    Je suis sûr que la vie est là
    Avec ses poumons de flanelle
    Quand il pleure de ces temps-là
    Le froid tout gris qui nous appelle
    Je me souviens des soirs là-bas
    Et des sprints gagnés sur l'écume
    Cette bave des chevaux ras
    Au ras des rocs qui se consument
    Ô l'ange des plaisirs perdus
    Ô rumeurs d'une autre habitude
    Mes désirs dès lors ne sont plus
    Qu'un chagrin de ma solitude

    Et le diable des soirs conquis
    Avec ses pâleurs de rescousse
    Et le squale des paradis
    Dans le milieu mouillé de mousse
    Reviens fille verte des fjords
    Reviens violon des violonades
    Dans le port fanfarent les cors
    Pour le retour des camarades
    Ô parfum rare des salants
    Dans le poivre feu des gerçures
    Quand j'allais géométrisant
    Mon âme au creux de ta blessure
    Dans le désordre de ton cul
    Poissé dans les draps d'aube fine
    Je voyais un vitrail de plus

    Et toi fille verte mon spleen

    Les coquillages figurants
    Sous les sunlights cassés liquides
    Jouent de la castagnette tant
    Qu'on dirait l'Espagne livide
    Dieu des granits ayez pitié
    De leur vocation de parure
    Quand le couteau vient s'immiscer
    Dans leur castagnette figure
    Et je voyais ce qu'on pressent
    Quand on pressent l'entrevoyure
    Entre les persiennes du sang
    Et que les globules figurent
    Une mathématique bleue
    Dans cette mer jamais étale
    D'où nous remonte peu à peu
    Cette mémoire des étoiles

    Cette rumeur qui vient de là
    Sous l'arc copain où je m'aveugle
    Ces mains qui me font du flafla
    Ces mains ruminantes qui meuglent
    Cette rumeur me suit longtemps
    Comme un mendiant sous l'anathème
    Comme l'ombre qui perd son temps
    À dessiner mon théorème
    Et sur mon maquillage roux
    S'en vient battre comme une porte
    Cette rumeur qui va debout
    Dans la rue aux musiques mortes
    C'est fini la mer c'est fini
    Sur la plage le sable bêle
    Comme des moutons d'infini
    Quand la mer bergère m'appelle

  • Léo Ferré - Les anarchistes

    3:11

    Les anarchistes
    Léo Ferré

    Y´en a pas un sur cent et pourtant ils existent
    La plupart Espagnols allez savoir pourquoi
    Faut croire qu´en Espagne on ne les comprend pas
    Les anarchistes

    Ils ont tout ramassé
    Des beignes et des pavés
    Ils ont gueulé si fort
    Qu´ils peuv´nt gueuler encore
    Ils ont le cœur devant
    Et leurs rêves au mitan
    Et puis l´âme toute rongée
    Par des foutues idées

    Y´en a pas un sur cent et pourtant ils existent
    La plupart fils de rien ou bien fils de si peu
    Qu´on ne les voit jamais que lorsqu´on a peur d´eux
    Les anarchistes

    Ils sont morts cent dix fois
    Pour que dalle et pour quoi?
    Avec l´amour au poing
    Sur la table ou sur rien
    Avec l´air entêté
    Qui fait le sang versé
    Ils ont frappé si fort
    Qu´ils peuvent frapper encor

    Y´en a pas un sur cent et pourtant ils existent
    Et s´il faut commencer par les coups d´pied au cul
    Faudrait pas oublier qu´ça descend dans la rue
    Les anarchistes

    Ils ont un drapeau noir
    En berne sur l´Espoir
    Et la mélancolie
    Pour traîner dans la vie
    Des couteaux pour trancher
    Le pain de l´Amitié
    Et des armes rouillées
    Pour ne pas oublier

    Qu´y´en a pas un sur cent et pourtant ils existent
    Et qu´ils se tiennent bien le bras dessus bras dessous
    Joyeux, et c´est pour ça qu´ils sont toujours debout
    Les anarchistes

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  • Et... Basta!

    35:18

    Provided to YouTube by Universal Music Group

    Et... Basta! (Pas Vrai, Mec) · Léo Ferré

    Et... Basta!

    ℗ 1973 Barclay

    Released on: 2013-01-01

    Composer Lyricist: Léo Ferré

    Auto-generated by YouTube.

  • Léo Ferré : Le Bateau ivre

    13:21

    Extrait du DVD Léo Ferré chante les poètes (Théâtre libertaire de Paris, 1986)
    Réalisation : Guy Job. En vente sur notre site leo-ferre.com :

    Chanson publiée en 1982 sur l'album L'Imaginaire (
    Paroles : Arthur Rimbaud
    Musique : Léo Ferré

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  • Cest extra - Léo Ferré

    4:01

    C'est extra
    Léo Ferré
    (1969)
    © imagination.Beat

  • Léo Ferré et la musique classique, lhistoire méconnue dun mal-aimé -

    4:49

    Léo Ferré, le passionné de musique classique ? Des ses orchestres symphoniques, à ses œuvres lyriques, retour sur le parcours d'un oublié de la musique classique. ????

    #LéoFerré #Musiqueclassique #Apollinaire

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  • Léo Ferré - La mémoire et la mer

    4:52

    Tiré du DVD Léo Ferré au Théâtre des Champs-Élysées (1984)

    La mémoire et la mer

    La marée je l'ai dans le cœur
    Qui me remonte comme un signe
    Je meurs de ma petite sœur
    De mon enfant et de mon cygne
    Un bateau ça dépend comment
    On l'arrime au port de justesse
    Il pleure de mon firmament
    Des années-lumière et j'en laisse
    Je suis le fantôme Jersey
    Celui qui vient les soirs de frime
    Te lancer la brume en baisers
    Et te ramasser dans ses rimes
    Comme le trémail de juillet
    Où luisait le loup solitaire
    Celui que je voyais briller
    Aux doigts du sable de la terre

    Rappelle-toi ce chien de mer
    Que nous libérions sur parole
    Et qui gueule dans le désert
    Des goémons de nécropole
    Je suis sûr que la vie est là
    Avec ses poumons de flanelle
    Quand il pleure de ces temps-là
    Le froid tout gris qui nous appelle
    Je me souviens des soirs là-bas
    Et des sprints gagnés sur l'écume
    Cette bave des chevaux ras
    Au ras des rocs qui se consument
    Ô l'ange des plaisirs perdus
    Ô rumeurs d'une autre habitude
    Mes désirs dès lors ne sont plus
    Qu'un chagrin de ma solitude

    Et le diable des soirs conquis
    Avec ses pâleurs de rescousse
    Et le squale des paradis
    Dans le milieu mouillé de mousse
    Reviens fille verte des fjords
    Reviens violon des violonades
    Dans le port fanfarent les cors
    Pour le retour des camarades
    Ô parfum rare des salants
    Dans le poivre feu des gerçures
    Quand j'allais géométrisant
    Mon âme au creux de ta blessure
    Dans le désordre de ton cul
    Poissé dans les draps d'aube fine
    Je voyais un vitrail de plus

    Et toi fille verte mon spleen

    Les coquillages figurants
    Sous les sunlights cassés liquides
    Jouent de la castagnette tant
    Qu'on dirait l'Espagne livide
    Dieu des granits ayez pitié
    De leur vocation de parure
    Quand le couteau vient s'immiscer
    Dans leur castagnette figure
    Et je voyais ce qu'on pressent
    Quand on pressent l'entrevoyure
    Entre les persiennes du sang
    Et que les globules figurent
    Une mathématique bleue
    Dans cette mer jamais étale
    D'où nous remonte peu à peu
    Cette mémoire des étoiles

    Cette rumeur qui vient de là
    Sous l'arc copain où je m'aveugle
    Ces mains qui me font du flafla
    Ces mains ruminantes qui meuglent
    Cette rumeur me suit longtemps
    Comme un mendiant sous l'anathème
    Comme l'ombre qui perd son temps
    À dessiner mon théorème
    Et sur mon maquillage roux
    S'en vient battre comme une porte
    Cette rumeur qui va debout
    Dans la rue aux musiques mortes
    C'est fini la mer c'est fini
    Sur la plage le sable bêle
    Comme des moutons d'infini
    Quand la mer bergère m'appelle

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  • Léo Ferré : Ni Dieu ni maître

    3:11

    Extrait du DVD Sur la scène... (Olympia, 1972), en vente sur notre site leo-ferre.com :
    Réalisation : Nicora Hribar
    Au piano : Paul Castanier

    Chanson publiée en 1965 sur un super 45 tours
    Paroles & musique : Léo Ferré

  • Léo Ferré : Vingt ans

    2:49

    Extrait du DVD Léo Ferré au TLP Déjazet, 8 mai 1988
    Captation de Raphaël Caussimon, en vente sur notre site leo-ferre.com :

    Chanson publiée en 1961 sur super 45 tours (EP) et depuis lors sur l'album Les Chansons interdites... et autres (
    Paroles & musique : Léo Ferré

  • Léo Ferré - Thank you Satan

    3:51

    Tiré du DVD Léo Ferré au Théâtre des Champs-Élysées (1984)

    Thank you Satan

    Pour la flamme que tu allumes
    Au creux d'un lit pauvre ou rupin
    Pour le plaisir qui s'y consume
    Dans la toile ou dans le satin
    Pour les enfants que tu ranimes
    Au fond des dortoirs chérubins
    Pour leurs pétales anonymes
    Comme la rose du matin

    Thank you Satan

    Pour le voleur que tu recouvres
    De ton chandail tendre et rouquin
    Pour les portes que tu lui ouvres
    Sur la tanière des rupins
    Pour le condamné que tu veilles
    A l'Abbaye du monte en l'air
    Pour le rhum que tu lui conseilles
    Et le mégot que tu lui sers

    Thank you Satan

    Pour les étoiles que tu sèmes
    Dans le remords des assassins
    Et pour ce cœur qui bat quand même
    Dans la poitrine des putains
    Pour les idées que tu maquilles
    Dans la tête des citoyens
    Pour la prise de la Bastille
    Même si ça ne sert à rien

    Thank you Satan

    Pour le prêtre qui s'exaspère
    A retrouver le doux agneau
    Pour le pinard élémentaire
    Qu'il prend pour du Château Margaux
    Pour l'anarchiste à qui tu donnes
    Les deux couleurs de ton pays
    Le rouge pour naître à Barcelone
    Le noir pour mourir à Paris

    Thank you Satan

    Pour la sépulture anonyme
    Que tu fis à Monsieur Mozart
    Sans croix ni rien sauf pour la frime
    Un chien, croque-mort du hasard
    Pour les poètes que tu glisses
    Au chevet des adolescents
    Quand poussent dans l'ombre complice
    Des fleurs du mal de dix-sept ans

    Thank you Satan

    Pour le péché que tu fais naître
    Au sein des plus raides vertus
    Et pour l'ennui qui va paraître
    Au coin des lits où tu n'es plus
    Pour les ballots que tu fais paître
    Dans le pré comme des moutons
    Pour ton honneur à ne paraître
    Jamais à la télévision

    Thank you Satan

    Pour tout cela et plus encore
    Pour la solitude des rois
    Le rire des têtes de morts
    Le moyen de tourner la loi
    Et qu'on ne me fasse point taire
    Et que je chante pour ton bien
    Dans ce monde où les muselières
    Ne sont plus faites pour les chiens...

    Thank you Satan !

  • Léo Ferré - Le temps du tango - Les forains - Chanson française

    7:14

    ChansonFrancaise - Retrouvez le meilleur de la Chanson française et ses plus belles voix : Edith Piaf, Georges Brassens, Jacques Brel, Juliette Gréco, Charles Trénet, Boris Vian, Yves Montand, Tino Rossi, Charles Aznavour et bien d'autres! Abonnez-vous gratuitement pour rester connecté et accéder facilement à nos nouvelles vidéos ! - Facebook FanPage: - YouTube :

  • LÉO FERRÉ Psaume151

    11:52

    Album: Amour Anarchie: Ferré 70 Vol. 2 (1970)
    Les psaumes sont écrits sur les magnétophones
    Les chorus ont un nègre à chaque mélopée
    Les bouches font des langues sept fois retournées
    Miserere Seigneur du fond des microphones

    La nature d'acier pousse des fleurs chromées
    Le juste en Cadillac s'encense du cigare
    Le courrier meurt de peur dans les aérogares
    Miserere Seigneur du fond des destinées

    Le boulanger joue la tournée au pain azyme
    Les moutons des prisons se laissent tricoter
    Et le coq de Saint Pierre a tranché son gosier
    Miserere Seigneur du fond des anonymes

    Les condamnés jouent au poker leur appétit
    Et laissent aux suivants leur part de Jamaïque
    Le coup de grâce dans le vent est liturgique
    Miserere Seigneur du fond des piloris

    L'estomac du commun se met en diagonal
    Le traiteur donne aux chiens sa pitié tarifée
    Les boueux ont glissé sur des peaux d'orchidées
    Miserere Seigneur du fond des capitales

    Les banques de l'amour sont pleines à craquer
    Les je t'aime publics assomment les affiches
    Les adolescents ont des lèvres postiches
    Miserere Seigneur du fond des oreillers

    Les vitrines regardent passer les voyelles
    Les ortolans dans le commun prennent le frais
    Et le saumon fumé boude le tapioca
    Miserere Seigneur du fond de nos gamelles

    Les femmes en gésine inondent le pavé
    Les mineurs font un blanc à chaque lavabo
    Les souffleurs de Baccara font des bancos
    Miserere Seigneur du fond des encavés

    Les brebis de Panurge attendent au vestiaire
    Les visas escomptés percutent sur l'azur
    La queue chez l'épicier jouit contre le mur
    Miserere Seigneur du fond des muselières

    La ville a dégrafé son corsage de mort
    Les balles dans la rue ont la poudre nomade
    Les pavés font la main aux yeux des barricades
    Miserere Seigneur du fond des thermidors

    Les temples sont cernés et sentent le roussi
    Les magasines font la pige aux évangiles
    Et les chemins de croix se font en crocodile
    Miserere Seigneur du fond des crucifix

    Le journal titre en deuil la putain des frontières
    La fleur fane au fusil et meure sous un drapeau
    Et les téléscripteurs nous mènent en bateau
    Miserere Seigneur du fond de nos galères

    La maladie veille au chevet des ganglions
    Le coeur est métronome et la vie est musique
    A l'hôpital les symphonies sont catholiques
    Miserere Seigneur du fond des pulsations

    La fonderie sur le tour égrène son rosaire
    Le tueur de la rue a gagé son beefsteak
    Et celui de Kobe n'aura pas un kopeck
    Miserere Seigneur du fond des mercenaires

    Le verbe s'est fait chaire dans le ventre rusé
    La putain Marguerite a la peau qui dépasse
    Le caillot dans les plis sinueux se prélasse
    Miserere Seigneur du fond des pubertés

    Les bourgeois de la rue ont piqué la vérole
    Et réclament partout de faux médicaments
    Qu'on leur sert en faisant claquer toutes leurs dents
    Miserere Seigneur du fond des carmagnoles

    Les sextants sont en grève au coeur des matelots
    Les oiseaux carburés fientent les équipages
    Le soleil fait la course avec le paysage
    Miserere Seigneur du fond des paquebots

    La trouille a revêtu la terre de sa housse
    Le plat de contrition se vend au marché noir
    Le curé fait du supplément sous l'ostensoir
    Miserere Seigneur du fond de la ressource

    Les condamnés jouent au poker leur appétit
    Ils vous laissent Seigneur leur part de solitude
    Le service est compris nous avons l'habitude
    Descendez donc seigneur de notre connerie

  • Léo Ferré, le best of | Archive INA

    24:35

    Abonnez-vous
    Il y a 25 ans, Léo Ferré nous quittait. Hommage sur Ina Chansons qui a compilé pour vous ses plus belles interprétations avec
    Avec le temps
    La vie d'artiste
    Paname
    C'est extra
    Rotterdam
    Les Étrangers

    Images d'archive INA
    Institut National de l'Audiovisuel

  • Leo Ferre Les Anarchistes

    2:49

    Les Anarchistes

    Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
    La plupart Espagnols allez savoir pourquoi
    Faut croire qu'en Espagne on ne les comprend pas
    Les anarchistes
    Ils ont tout ramassé
    Des beignes et des pavés
    Ils ont gueulé si fort
    Qu'ils peuv'nt gueuler encor
    Ils ont le coeur devant
    Et leurs rêves au mitan
    Et puis l'âme toute rongée
    Par des foutues idées
    Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
    La plupart fils de rien ou bien fils de si peu
    Qu'on ne les voit jamais que lorsqu'on a peur d'eux
    Les anarchistes
    Ils sont morts cent dix fois
    Pour que dalle et pourquoi ?
    Avec l'amour au poing
    Sur la table ou sur rien
    Avec l'air entêté
    Qui fait le sang versé
    Ils ont frappé si fort
    Qu'ils peuv'nt frapper encor
    Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
    Et s'il faut commencer par les coups d' pied au cul
    Faudrait pas oublier qu' ça descend dans la rue
    Les anarchistes
    Ils ont un drapeau noir
    En berne sur l'Espoir
    Et la mélancolie
    Pour traîner dans la vie
    Des couteaux pour trancher
    Le pain de l'Amitié
    Et des armes rouillées
    Pour ne pas oublier
    Qu'y'en a pas un sur cent et qu' pourtant ils existent
    Et qu'ils se tiennent bien bras dessus bras dessous
    Joyeux et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout
    Les anarchistes

    There is not one in one hundred, and yet they exist. The majority of the Spanish, you know why. But, in Spain, they are not understood. The anarchists. They have all gathered some clout and some stones. They have their heart in front of them and their dreams in the middle. Also, their souls have been sapped by their damned ideas.


    There is not one in one hundred, and yet they exist. The majority of them are sons of noting or sons of so little that they are only noticed when they are feared. The anarchists. They are dead ten hundred times for that stone and why? With fists of love-on the table or on nothing. With relentlessness

    they make the blood pour. They stuck so hard, they could not strike again.



    There is not one in one hundred, and yet they exist. And if we must begin by a kick in the ass, one must not forget that it descends into the streets.

    The anarchists. They have a black flag at half-mast on melancholy hope that they drag through life, some knives to cut the bread of friendship, and some rusted weapons so they do not forget.



    There is not one in one in one hundred, and yet they exist. They stand arm in arm in joy. And for this, they are always standing. The Anarchists.

  • Léo Ferré - Le Chant Des Partisans

    3:19

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  • Léo Ferré Cest extra | Archive INA

    3:55

    Abonnez-vous
    Vedette et son public, ORTF : émission du 09/09/1969
    Léo Ferré interprète en direct un de ses plus gros succès, le titre C'est extra sur le plateau de Vedette et son public en 1969.

    Images d'archive INA
    Institut National de l'Audiovisuel

  • Léo Ferré - La marge

    3:55

    C'est une des dernières compositions de Léo enregistrée en 1982 à Milan. Issue du triple album regroupant Ludwig, L'imaginaire et Le bateau ivre

  • Léo Ferré : Il ny a plus rien

    16:35

    Extrait du DVD Léo Ferré au Théâtre des Champs-Élysées (1984)
    Réalisation : Guy Job. En vente sur notre site leo-ferre.com :

    Chanson publiée en 1973 sur l'album Il n'y a plus rien (
    Paroles & musique : Léo Ferré

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  • Leo ferré - La vie dartiste

    3:38

    Je t'ai rencontrée par hasard,
    Ici, ailleurs ou autre part,
    Il se peut que tu t'en souviennes.
    Sans se connaître on s'est aimés,
    Et même si ce n'est pas vrai,
    Il faut croire à l'histoire ancienne.
    Je t'ai donné ce que j'avais
    De quoi chanter, de quoi rêver.
    Et tu croyais en ma bohème,
    Mais si tu pensais à vingt ans
    Qu'on peut vivre de l'air du temps,
    Ton point de vue n'est plus le même.

    Cette fameuse fin du mois
    Qui depuis qu'on est toi et moi,
    Nous revient sept fois par semaine
    Et nos soirées sans cinéma,
    Et mon succès qui ne vient pas,
    Et notre pitance incertaine.
    Tu vois je n'ai rien oublié
    Dans ce bilan triste à pleurer
    Qui constate notre faillite.
    Il te reste encore de beaux jours
    Profites-en mon pauvre amour,
    Les belles années passent vite.

    Et maintenant tu vas partir,
    Tous les deux nous allons vieillir
    Chacun pour soi, comme c'est triste.
    Tu peux remporter le phono,
    Moi je conserve le piano,
    Je continue ma vie d'artiste.
    Plus tard sans trop savoir pourquoi
    Un étranger, un maladroit,
    Lisant mon nom sur une affiche
    Te parlera de mes succès,
    Mais un peu triste toi qui sais
    Tu lui diras que je m'en fiche...
    que je m'en fiche...

  • Léo Ferré - Requiem

    7:58

    Tiré du DVD Léo Ferré au Théâtre des Champs-Élysées (1984)

    Requiem

    Pour ce rythme inférieur dont t'informe la Mort
    Pour ce chagrin du temps en six cent vingt-cinq lignes
    Pour le bateau tranquille et qui se meurt de Port
    Pour ce mouchoir à qui tes larmes font des signes

    Pour le cheval enfant qui n'ira pas bien loin
    Pour le mouton gracieux le couteau dans le rouge
    Pour l'oiseau descendu qui te tient par la main
    Pour l'homme désarmé devant l'arme qui bouge

    Pour tes jeunes années à mourir chaque jour
    Pour tes vieilles années à compter chaque année
    Pour les feux de la nuit qui enflamment l'amour
    Pour l'orgue de ta voix dans ta voix en allée

    Pour la perforation qui fait l'ordinateur
    Et pour l'ordinateur qui ordonne ton âme
    Pour le percussionniste attentif à ton cœur
    Pour son inattention au bout du cardiogramme

    Pour l'enfant que tu portes au fond de l'autobus
    Pour la nuit adultère où tu mets à la voile
    Pour cet amant passeur qui ne passera plus
    Pour la passion des araignées au fond des toiles
    Pour l'aigle que tu couds sur le dos de ton jeans
    Pour le loup qui se croit sur les yeux de quelqu'un
    Pour le présent passé à l'imparfait du spleen
    Pour le lièvre qui passe à la formule Un
    Pour le chic d'une courbe où tu crois t'évader
    Pour le chiffre évadé de la calculatrice
    Pour le regard du chien qui veut te pardonner
    Pour la Légion d'Honneur qui sort de ta matrice
    Pour le salaire obscène qu'on ne peut pas montrer
    Pour la haine montant du fond de l'habitude
    Pour ce siècle imprudent aux trois quarts éventé
    Pour ces milliards de cons qui font la solitude

    Pour tout ça le silence


    Léo Ferré

  • Léo Ferré - La mélancolie

    4:35

    LA MELANCOLIE
    C´est un´ rue barrée
    C´est c´qu´on peut pas dire
    C´est dix ans d´purée
    Dans un souvenir
    C´est ce qu´on voudrait
    Sans devoir choisir
    LA MELANCOLIE

    C´est un chat perdu
    Qu´on croit retrouvé
    C´est un chien de plus
    Dans le mond´ qu´on sait
    C´est un nom de rue
    Où l´on va jamais
    LA MELANCOLIE

    C´est se r´trouver seul
    Plac´ de l´Opéra
    Quand le flic t´engueule
    Et qu´il ne sait pas
    Que tu le dégueules
    En rentrant chez toi
    C´est décontracté
    Ouvrir la télé
    Et r´garder distrait
    Un Zitron´ pressé
    T´parler du tiercé
    Que tu n´a pas joué
    LA MELANCOLIE
    LA MELANCOLIE

    C´est voir un mendiant
    Chez l´conseil fiscal
    C´est voir deux amants
    Qui lis´nt le journal
    C´est voir sa maman
    Chaqu´ fois qu´on s´voit mal
    LA MELANCOLIE

    C´est revoir Garbo
    Dans la rein´ Christine
    C´est revoir Charlot
    A l´âge de Chaplin
    C´est Victor Hugo
    Et Léopoldine

    LA MELANCOLIE
    C´est sous la teinture
    Avoir les ch´veux blancs
    Et sous la parure
    Fair´ la part des ans
    C´est sous la blessure
    Voir passer le temps
    C´est un chimpanzé
    Au zoo d´Anvers
    Qui meurt à moitié
    Qui meurt à l´envers
    Qui donn´rait ses pieds
    Pour un revolver
    LA MELANCOLIE
    LA MELANCOLIE

    C´est les yeux des chiens
    Quand il pleut des os
    C´est les bras du Bien
    Quand le Mal est beau
    C´est quelquefois rien
    C´est quelquefois trop
    LA MELANCOLIE

    C´est voir dans la pluie
    Le sourir´ du vent
    Et dans l´éclaircie
    La gueul´ du printemps
    C´est dans les soucis
    Voir qu´la fleur des champs
    LA MELANCOLIE

    C´est regarder l´eau
    D´un dernier regard
    Et faire la peau
    Au divin hasard
    Et rentrer penaud
    Et rentrer peinard
    C´est avoir le noir
    Sans savoir très bien
    Ce qu´il faudrait voir
    Entre loup et chien
    C´est un DESESPOIR
    QU´A PAS LES MOYENS
    LA MELANCOLIE
    LA MELANCOLIE

  • Léo Ferré – Les anarchistes

    3:09

    Léo Ferré – Les anarchistes (Audio Officiel)
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    Ecrit et composé par Léo Ferré
    Arrangé par Jean-Michel Defaye
    Editions : La Mémoire et la Mer
    ℗ 1969 Barclay

    Photographe : © Photo X

  • Léo Ferré - Aragon - Je chante pour passer le temps

    2:53

    Je ne dispose d'aucun droit sur cette vidéo

    Lyrics translated to English here:

  • Léo Ferré : LAffiche rouge

    3:21

    Extrait du DVD Léo Ferré chante les poètes (Théâtre libertaire de Paris, 1986)
    Réalisation : Guy Job. En vente sur notre site leo-ferre.com :

    Chanson publiée en 1961 sur l'album Les Chansons d'Aragon (
    Paroles : Louis Aragon
    Musique : Léo Ferré
    Arrangements : Jean-Michel Defaye

  • LÉO FERRÉ

    23:16

    Léo Ferré (1916 - 1993), dirige l'Orchestre Métropolitain du Grand-Montréal et chante. Au programme : Nostalgie, Pauvre Rutebeuf et Ludwing. Animateur : Jean-Pierre Ferland. C'était un 13 avril 1986. (Productions Tapis Rouge inc.)

  • Léo Ferré : Le Chien

    6:01

    Extrait du DVD Léo Ferré au Théâtre des Champs-Élysées (1984)
    Réalisation : Guy Job. En vente sur notre site leo-ferre.com :

    Chanson publiée en 1970 sur l'album Amour Anarchie (
    Paroles : Léo Ferré
    Musique : Thomas da Victoria

  • LEO FERRE Paname.

    4:39

    LEO FERRE Paname.
    Paname
    On t'a chanté sur tous les tons
    Y a plein d'parol's dans tes chansons
    Qui parl'nt de qui de quoi d'quoi donc
    Paname
    Moi c'est tes yeux moi c'est ta peau
    Que je veux baiser comme il faut
    Comm' sav'nt baiser les gigolos

    Paname
    Rang' tes marlous rang' tes bistrots
    Rang' tes pépées rang' tes ballots
    Rang' tes poulets rang' tes autos
    Paname
    Et viens m'aimer comme autrefois
    La nuit surtout quand toi et moi
    On marchait vers on n'savait quoi

    Paname
    Y a des noms d'rues que l'on oublie
    C'est dans ces rues qu'après minuit
    Tu m'faisais voir ton p'tit Paris
    Paname
    Quand tu chialais dans tes klaxons
    Perdue là-bas parmi les homm's
    Tu v'nais vers moi comme un' vraie môm'

    Paname
    Ce soir j'ai envie de danser
    De danser avec tes pavés
    Que l'monde regarde avec ses pieds
    Paname
    T'es bell' tu sais sous tes lampions
    Des fois quand tu pars en saison
    Dans les bras d'un accordéon

    Paname
    Quand tu t'habill's avec du bleu
    Ça fais sortir les amoureux
    Qui dis'nt à Paris tous les deux
    Paname
    Quand tu t'habill's avec du gris
    Les couturiers n'ont qu'un souci
    C'est d'fout' en gris tout's les souris

    Paname
    Quand tu t'ennuies tu fais les quais
    Tu fais la Seine et les noyés
    Ça fait prend' l'air et ça distrait
    Paname
    C'est fou c'que tu peux fair' causer
    Mais les gens sav'nt pas qui tu es
    Ils viv'nt chez toi mais t'voient jamais

    Paname
    L'soleil a mis son pyjama
    Toi tu t'allum's et dans tes bas
    Y a m'sieur Haussmann qui t'fait du plat
    Paname
    Monte avec moi combien veux-tu
    Y a deux mille ans qu't'es dans la rue
    Des fois que j'te r'fasse un' vertu

    Paname
    Si tu souriais j'aurais ton charme
    Si tu pleurais j'aurais tes larmes
    Si on t'frappait j'prendrais les armes
    Paname
    Tu n'es pas pour moi qu'un frisson
    Qu'une idée qu'un' fille à chansons
    Et c'est pour ça que j'crie ton nom
    Paname, Paname, Paname, Paname...

    Paroles et Musique: Léo Ferré

  • Léo Ferré - Avec le temps

    4:26

    Léo Ferré, auteur-compositeur-interprète, pianiste et poète français.
    Né le 24 août 1916 à Monaco et mort le 14 juillet 1993 à Castellina in Chianti
    Paroliers : Léo Ferré
    Vidéo Roselyne Genest

  • Léo Ferré - Tu non dici mai niente

    5:54

    Léo Ferré - Tu non dici mai niente

  • Léo Ferré - La vie moderne

    3:34

    Tiré du DVD Léo Ferré au Théâtre des Champs-Élysées (1984)

  • Léo Ferré - La vie antérieure

    3:42

    Tiré du DVD Léo Ferré chante les poètes (1986 - Théâtre libertaire de Paris)

    La vie antérieure

    J'ai longtemps habité sous de vastes portiques
    Que les soleils marins teignaient de mille feux,
    Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
    Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

    Les houles, en roulant les images des cieux,
    Mêlaient d'une façon solennelle et mystique
    Les tout-puissants accords de leur riche musique
    Au couleurs du couchant reflété par mes yeux.

    C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes,
    Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs,
    Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs,

    Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
    Et dont l'unique soin était d'approfondir
    Le secret douloureux qui me faisait languir.

    Baudelaire

  • Léo Ferré : La Fleur de lâge

    4:03

    Extrait du DVD Sur la scène... (Olympia, 1972), en vente sur notre site leo-ferre.com :
    Réalisation : Nicora Hribar
    Au piano : Paul Castanier

    Chanson jamais publiée sur un album studio de Léo Ferré
    Paroles & musique : Léo Ferré

  • Léo Ferré - Les poètes de sept ans

    5:24

    Tiré du DVD Léo Ferré chante les poètes (1986 - Théâtre libertaire de Paris)

    Les Poètes de sept ans

    À M. P. Demeny.

    Et la Mère, fermant le livre du devoir,
    S'en allait satisfaite et très fière sans voir,
    Dans les yeux bleus et sous le front plein d'éminences,
    L'âme de son enfant livrée aux répugnances.

    Tout le jour, il suait d'obéissance ; très
    Intelligent ; pourtant des tics noirs, quelques traits
    Semblaient prouver en lui d'âcres hypocrisies.
    Dans l'ombre des couloirs aux tentures moisies,
    En passant il tirait la langue, les deux poings
    À l'aine, et dans ses yeux fermés voyait des points.
    Une porte s'ouvrait sur le soir : à la lampe
    On le voyait, là-haut, qui râlait sur la rampe,
    Sous un golfe de jour pendant du toit. L'été
    Surtout, vaincu, stupide, il était entêté
    À se renfermer dans la fraîcheur des latrines :
    Il pensait là, tranquille et livrant ses narines.
    Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinet
    Derrière la maison, en hiver, s'illunait,
    Gisant au pied d'un mur, enterré dans la marne
    Et pour des visions écrasant son œil darne,
    Il écoutait grouiller les galeux espaliers.
    Pitié ! Ces enfants seuls étaient ses familiers
    Qui, chétifs, fronts nus, œil déteignant sur la joue,
    Cachant de maigres doigts jaunes et noirs de boue
    Sous des habits puant la foire et tout vieillots,
    Conversaient avec la douceur des idiots !
    Et si, l'ayant surpris à des pitiés immondes,
    Sa mère s'effrayait ; les tendresses, profondes,
    De l'enfant se jetaient sur cet étonnement.
    C'était bon. Elle avait le bleu regard, - qui ment !

    À sept ans, il faisait des romans, sur la vie
    Du grand désert, où luit la Liberté ravie,
    Forêts, soleils, rios, savanes ! - Il s'aidait
    De journaux illustrés où, rouge, il regardait
    Des Espagnoles rire et des Italiennes.
    Quand venait, l'œil brun, folle, en robes d'indiennes,
    - Huit ans, - la fille des ouvriers d'à côté,
    La petite brutale, et qu'elle avait sauté,
    Dans un coin, sur son dos, en secouant ses tresses,
    Et qu'il était sous elle, il lui mordait les fesses,
    Car elle ne portait jamais de pantalons ;
    - Et, par elle meurtri des poings et des talons,
    Remportait les saveurs de sa peau dans sa chambre.

    Il craignait les blafards dimanches de décembre,
    Où, pommadé, sur un guéridon d'acajou,
    Il lisait une Bible à la tranche vert-chou ;
    Des rêves l'oppressaient, chaque nuit, dans l'alcôve.
    Il n'aimait pas Dieu ; mais les hommes, qu'au soir fauve,
    Noirs, en blouse, il voyait rentrer dans le faubourg
    Où les crieurs, en trois roulements de tambour,
    Font autour des édits rire et gronder les foules.
    - Il rêvait la prairie amoureuse, où des houles
    Lumineuses, parfums sains, pubescences d'or,
    Font leur remuement calme et prennent leur essor !

    Et comme il savourait surtout les sombres choses,
    Quand, dans la chambre nue aux persiennes closes,
    Haute et bleue, âcrement prise d'humidité,
    Il lisait son roman sans cesse médité,
    Plein de lourds ciels ocreux et de forêts noyées,
    De fleurs de chair aux bois sidérals déployées,
    Vertige, écroulement, déroutes et pitié !
    - Tandis que se faisait la rumeur du quartier,
    En bas, - seul et couché sur des pièces de toile
    Écrue, et pressentant violemment la voile !

  • Léo Ferré La mémoire des étoiles Documentaire TV5 2013

    53:58

    Léo Albert Charles Antoine Ferré, né le 24 août 1916 à Monaco et mort le 14 juillet 1993 à Castellina in Chianti (Toscane), est un auteur-compositeur-interprète, pianiste et poète franco-monégasque. Ayant réalisé plus d'une quarantaine d'albums originaux couvrant une période d'activité de 46 ans, Léo Ferré est à ce jour le plus prolifique auteur-compositeur-interprète de la chanson française. D'une culture musicale classique, il dirige à plusieurs reprises des orchestres symphoniques, en public ou à l'occasion d'enregistrements discographiques. Léo Ferré se revendiquait anarchiste ; ce courant de pensée inspire grandement son œuvre.

  • Léo Ferré La vie dartiste

    3:21

    و نحن نحب الحياة ... إذا ما إستطعنا إليها سبيلا

  • Léo FERRE : Le temps du tango / Paris canaille / Le piano du pauvre / Les poètes

    9:04

    Troisième partie de Léo Ferré par lui-même (Arte, 1994). Léo Ferré chante Le temps du tango (J.-R. Caussimon / L. Ferré) Paris Canaille (L. Ferré, également interprété par Catherine Sauvage) Le piano du pauvre (L. Ferré) et Les poètes (L. Ferré).

  • Léo Ferré - Laffiche rouge - Larmée du crime

    4:05

    A toutes celles et ceux qui un jour ont résisté

    Les paroles expliquées :

  • Léo Ferré - LAmour Fou

    4:47

    L'Amour Fou
    Letra: Léo Ferré
    Música: Léo Ferré
    Álbum: Amour Anarchie 70/73 (1973)

    Je remercie tous leurs commentaires!
    I thank you all your comments!

  • Léo Ferré: Avec le temps - Subtítulos en Español

    4:41

    Toda una lección de emoción e intensidad sobre el escenario. Simplemente estremecedor.

    Yo mismo realicé los subtítulos al castellano.

    Sala Olympia (París). 1974.

  • Léo Ferré : Frères humains, lamour na pas dâge

    5:08

    Extrait du DVD Léo Ferré chante les poètes (Théâtre libertaire de Paris, 1986)
    Réalisation : Guy Job. En vente sur notre site leo-ferre.com :

    Chanson publiée en 1980 sur l'album La Violence et l'Ennui (
    Paroles : François Villon & Léo Ferré
    Musique : Léo Ferré

  • Leo Ferre - Elsa

    2:45

  • Léo Ferré. La The nana

    4:32

    Amour Anarchie (1970)

  • Léo Ferré - Létrangère

    3:45

  • Léo Ferré-Le chant du hibou

    20:47

    Orchestre symphonique de Milan

  • Léo Ferré chante Baudelaire - LAlbatros

    2:24

    Ο Léo Ferré τραγουδάει Μπωντλαιρ - L'Albatros
    Μελοποιημένο ποίημα του Μπωντλαιρ από την συλλογή Les fleurs du mal (Τα ανθη του κακού)

  • Léo Ferré : La Vie dartiste

    3:13

    Extrait du DVD Léo Ferré au Théâtre des Champs-Élysées (1984)
    Réalisation : Guy Job. En vente sur notre site leo-ferre.com :

    Chanson publiée en 1950 sur support 78 tours et en 1954 sur l'album Chansons de Léo Ferré (
    Paroles : Francis Claude & Léo Ferré
    Musique : Léo Ferré

  • Léo Ferré- Automne malade

    3:16

    Bien après « le pont Mirabeau » et « la chanson du mal-aimé » qu’il a enregistrés au tout début de sa carrière au début des années 50, Ferré abordera à nouveau Apollinaire un des poètes chers à son cœur dans le tout dernier album sorti de son vivant : « les vieux copains » en 1990
    Ici il met en musique « automne malade » dans une chanson en parlé-chanté avec un très bel accompagnement à l’orchestre que je vous propose ici dans une version inédite piano-voix

    Un poème d’apollinaire extrait du recueil « alcools » (publié en 1913) et qui est une déclaration d’amour à une saison qui lui est chère : l’Automne et l’agonie de la nature qui va avec
    Un poème sur la fuite du temps mais teinté d’une mélancolie sereine : le poète trouve une complicité avec la nature, une harmonie entre la saison en pleurs et son propre état d’âme ce qui l’apaise
    Un poème enfin inspiré par son voyage en Rhénanie en 1901 : à cette époque le poète était précepteur en Allemagne et cite les « nixes » qui sont des nymphes des eaux menaçantes dans la mythologie germanique

    Automne malade et adoré
    Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies
    Quand il aura neigé
    Dans les vergers
    Pauvre automne
    Meurs en blancheur et en richesse
    De neige et de fruits mûrs
    Au fond du ciel
    Des éperviers planent
    Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
    Qui n’ont jamais aimé
    Aux lisières lointaines
    Les cerfs ont bramé
    Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs
    Les fruits tombant sans qu’on les cueille
    Le vent et la forêt qui pleurent
    Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
    Les feuilles
    Qu’on foule
    Un train
    Qui roule
    La vie
    S’écoule

  • La solitude Léo ferré

    5:17

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